Afin de préparer les jeunes élus aux différentes commémorations qu'ils allaient vivre durant leur mandat, nous avons invité Mme Gros, ancienne résistante et déportée, ainsi que M. Rullac, Directeur départemental de l'Office National des Anciens Comabattants.

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Voici quelques questions que les jeunes élus avaient préparé quelques questions à leur soumettre :

  • Pourquoi se souvenir?
  • A quoi correspondent ces commémorations ?
  • Pourquoi y a-t-il des lieux spécifiques aux commémorations ?
  • Quels sont les différents types de monuments ?
  • Quelles questions vous posiez-vous pendant la guerre ?
  • Quels sentiments avez-vous eus pendant et à la fin de la guerre ?
  • Avez-vous été blessé ?
  • Vous a-t-on obligé à être soldat ? D'aller à la guerre ?

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Après une brève présentation de chacun, M. Rullac a demandé aux jeunes élus ce que représentaient les commémorations pour eux et où elles avaient lieu :

  • pour se rappeler ce qui s'est passé pendant la guerre,
  • pour rendre hommage,
  • devant des monuments aux morts,
  • dans toutes les villes/communes ayant des monuments aux morts.

Pour rappel, les commémorations auxquelles sont conviés les jeunes élus sont mentionnées dans l'article suivant.

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M. Rullac leur a ensuite demandé qui venait aux commémorations et ce qui s'y passait :

  • le maire et les conseillers municipaux,
  • les députés, les sénateurs, les représentants des Conseils général et régional,
  • les autorités militaires
  • les anciens combattants,
  • les citoyens,

sont présents pour déposer des fleurs et des gerbes de fleurs et penser aux personnes qui sont mortes pendant la guerre.

Mme Gros leur a précisé qu'elle avait 14 ans au début de la 2ème Guerre Mondiale; elle avait peur et n'a jamais accepté d'être privée de liberté ; elle s'est donc enrôlée dans la résistance à 15 ans.

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Il faut savoir qu'au début de la guerre, la France était composée de zones libres et de zones occupées séparées par des lignes de démarcation. Il fallait un laisser-passer pour passer d'un côté à l'autre. Dans les zones occupées, les allemands contrôlaient tout; le drapeau français a été remplacé par le drapeau allemand, les allemands pillaient les magasins... Les français vivait à l'heure allemande. Certaines personnes ont donc refusé de subir cette privation de liberté et ont essayé de résister, notamment en comptant sur les alliés pour les aider (fourniture d'armes...).

Mme Gros, ainsi que sa famille écoutaient radio Londres pour se tenir informé de ce qui se passait. Beaucoup ont été fusillés pour ça, souvent sur dénonciation. Ce fut le cas pour Mme Gros : elle fut faite prisonnière le 15 mars 1944 pendant deux mois à la prison d'Angoulême avant d'être déportée dans des camps de concentration où les conditions de vie étaient inhumaines. Pour répondre à la question d'un jeune élu sur les conditions de la prison, Mme Gros a simplement souvenir d'avoir franchis beaucoup de portes et d'avoir subi de nombreux interrogatoires. Sa seule peur était de parler sous la torture et qu'ainsi les résistants qu'elles connaissaient soient faits prisonniers et fusillés.

Un jeune élu a souhaité savoir dans quel camp elle avait été déportée. Mme Gros a été déportée dans 3 camps différents avant d'être libérée et de revenir en France en juin 1945. Elle leur a montré la tenue que les allemands les obligeaient à porter dans les camps : à ce moment là les déportés n'avaient plus de nom mais un numéro. La dernière question concernait sa libération : comment s'en est-elle sorti ? Simplement par chance... A sa libération, elle n'a pas réalisé, elle n'y croyait plus. Ce qui lui a fait prendre conscience de sa libération c'est quand elle a vu à nouveau le drapeau français.